Le cinéaste canadien, George Tombs, a raconté l’histoire de la vie d’Amundsen et ses nombreux exploits. Il a souligné le fait qu’Amundsen était un grand explorateur qui a réussi là où beaucoup d’autres ont échoué, voir même péri. Sa nature et son habitude de se préparer soigneusement jouaient un rôle important, selon M. Tombs. Cependant, l’intérêt que montrait Amundsen envers les expériences des autres ainsi que sa volonté d’en en tirer des leçons, étaient bien plus importants encore.
Pour l’ambassade, il était très important de souligner le rôle important des Inuits dans le succès d’Amundsen, qu’il a connu, largement grâce aux compétences acquises dans le nord du Canada. En traversant le passage de Nord-Ouest entre 1903 et 1906, le bateau d’Amundsen s’est enlisé dans la glace et il a du passer l’hiver dans la communauté des Inuits à Nunavut qui aujourd’hui s’appelle Gjoa Haven. Amundsen s’est lié d’amitié avec les Inuits et a glané une connaissance précieuse en observant leur manière de vivre.
Joanni Sallerina, ancien maire de Gjoa Haven, a partagé des histoires d’Amundsen, gardées dans la tradition orale de sa communauté. L’histoire de leur premier rencontre, lorsque les Inuits ont trouvé Amundsen et son équipage enlisés dans la glace, était très fascinante. Les Inuits logeaient les norvégiens pendant l’hiver et leur ont appris comment s’habiller et vivre de la terre. Ils ont aussi acquis d’autres taches utiles tels que de se servir des traîneaux à chien et de « lire la neige », c’est-à-dire utiliser la congère pour trouver les directions et naviguer.
Amundsen a invité les Inuits à bord de son bateau et a utilisé leurs fusils pour la chasse au caribou afin de partager la viande avec ses nouveaux amis. Sallerina a dit qu’Amundsen était bien aimé et respecté dans la communauté parce qu’il les respectait en retour et apprenait volontiers d’eux. L’affinité développée entre son équipage et les Inuits est un exemple plutôt rare du respect mutuel entre des explorateurs et un peuple indigène.